| Petite fiction: L'héritage!!! |
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| Écrit par PZulu | |||||
| 19-09-2007 | |||||
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Il y a fort longtemps un vieux fermier ,qui avait élevé seul ses trois garçons était très malade. Un jour, sentant ses forces le quitter il implora à la grande faucheuse de lui accorder encore un peu de temps afin de prodiguer ses derniers conseils à ses fils. La mort lui accorda donc ce sursis. Ses fils vinrent à son chevet, le ton grave la larme aux yeux ils s’assiérent autour de leur père et il leur dit:« Mes garçons, je vais bientôt vous quitter. Ne soyez pas triste car je vous lègue cette ferme dans laquelle je me suis investi corps et âme pour vous mes fils, ma plus grande réussite. Je vous ai appris tout ce que je savais.
Sur ces paroles, le vieil homme esquissa son dernier sourire avant de définitivement fermer les yeux après avoir regardé ses trois réussites avec tendresse. Les trois hommes pleurèrent à genoux au lit de leur père, lui promettant d’honorer ses derniers vœux. Après avoir enterré leur père, ils firent comme le vieux fermier l’avait souhaité. Ils travaillèrent et vécurent ainsi dans la ferme honorant leur promesse pendant toute une année. L ‘année suivante ils décidèrent de chercher des épouses, ils étaient devenus si riches et prospères que toutes les jeunes filles du pays les convoitaient. Ce fut donc sans difficultés qu’ils trouvèrent épouses et ils furent tous plus que satisfaits de leurs femmes avec lesquelles ils eurent les enfants qui grandissaient ensemble, sous le même toit, et se considéraient frères et sœurs tout comme leur père l’avait souhaité. Vînt la troisième année, les trois frères se consultèrent et se dirent : « Il est vrai que père nous avait demandé de travailler par rotation, mais nous seront bien plus efficaces et aurons plus d’argent et de temps à consacrer à nos familles si chacun de nous se spécialisait dans une tâche. Celui qui s’en sort le mieux avec les volailles s’en occupera; celui qui s’en sort le mieux avec le bétail les fera paître, et celui qui s’en sort le mieux avec les champs les cultivera. Ils acquiescèrent et ainsi se répartirent les tâches. Dés lors leurs vie devint plus prospère et généreuse, les résultats de production étaient excellents, et ils pouvaient enfin se reposer plus longtemps. Tout se passait pour le mieux. Ils n’éprouvaient pas le regret d’avoir cessé d’honorer la mémoire de leur défunt père. Pourtant un soir pendant le dîner, l’un des enfants vînt à demander aux père de famille lequel des trois hommes était le plus aimé par leur père et avait la tâche la plus indispensable et donc était le chef. Le premier répondit : « Il n’y a pas de hiérarchie entre nous, mais pour te répondre je dirai que la volaille nous apporte des œufs que nous mangeons et sa chaire tendre dont nous raffolons! C’est donc moi qui ai la tâche la plus importante et qui par conséquent serait le chef , de plus notre père m‘a donné son dernier sourire avant de nous quitter». Le deuxième rétorqua : « Sottises! Il est vrai qu’il n’y a aucune hiérarchie entre nous, mais nous savons tous que le bétail nous procure la viande rouge dont nous sommes friands, et la laine pour nous vêtir ainsi que le lait qui nous procure la santé! Mon frère se trompe, ce serait plutôt moi le chef , tout comme ce fût moi que Père regarda en dernier preuve qu‘il m‘aimait plus». Le troisième s’empressa de le contredire : « Idioties! Nous savons tous que les champs et vergers nous fournissent fruits, légumes et blé indispensables pour nourrir vous et aussi bien la volaille et le bétail! Sans l’agriculture nous risquerions tous de mourir de faim. Et mes chers frères ne pourraient pas apprécier cet excellent vin qui apparemment leur fait dire des inepties. Vos souvenirs vous jouent des tours, souvenez vous que ce fut à moi que Père sourit en dernier, signe que je suis de toutes évidences le seul qui mériterait d’être chef. » C’est ainsi qu’ils entrèrent dans une discussion passionnée, chacun campait sur ses positions, la discussion devint querelle violente, car aucun d’eux ne voulant perdre la face devant sa famille, et la querelle devint bagarre. À partir cette nuit agitée, leur parfaite entente commença à s’effriter comme une feuille sèche. Ils ne se supportaient plus et sabotaient mutuellement leur travail afin de dire à l’autre : « Tu vois? Tu es un incapable ». La situation devint si désastreuse que la ferme ne produisait plus rien, les champs fanaient, le nombre de volailles et le bétail diminuaient à une vitesse prodigieuse tellement les bêtes furent empoisonnées.
Ainsi pendant des générations, les descendants des frères se transmirent leur haine des uns des autres sans jamais savoir pourquoi et ignorèrent qu’ils avaient une seule et même origine. Tandis que le vieil homme lui, d'où il se trouvait, fut meurtri de voir ses enfants se haïr et s’entretuer ainsi jusqu’à nos jours. Ainsi est fait l’homme, des frères aussi soudés aussi soudés soient-ils peuvent finir par se haïr si ils ne songent pas à mettre de côté leur ego et leur soif de reconnaissance. Commentaires (1)
![]() Ecrit par foul, septembre 19, 2007
Moralité : les belles-soeurs apportent toujours le bordel dans une famille !
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| Dernière mise à jour : ( 26-09-2007 ) | |||||
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